C'est quoi ici ?

La plupart des écrivains font leurs livres chiants pour faire croire qu'ils sont longs disait Frédéric Dard.
Mais alors les écrivains qui font des livres longs, ils les font pas chiants pour qu'on les trouve courts ? Et les livres courts qui ne sont pas chiants, ça s'explique comment...
Et la poulette dans tout ça, elle est bien cachée ?
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Copenhague : la petite sirène vs Papirøen et Christiania

Pour continuer notre route vers la Suède en voiture depuis la jolie ville d’Amsterdam, deux choix s’offraient aux aventuriers que nous sommes : traverser en ferry un bout de mer Baltique ou bien faire un crochet par le Danemark et visiter Copenhague. Entre dix heures de bateau à mourir d’ennui et une capitale inconnue, le choix fut immédiat. Et malgré les deux ponts pour lesquels il faut s’acquitter d’une taxe qui met de mauvaise humeur (34€ pour le premier, à passer avant d’arriver à Copenhague, 56€ pour le second qui nous conduit jusqu’en Suède), nous ne regrettons rien !

Après les dix heures de voiture nécessaires (pendant lesquelles ont meurt évidemment d’ennui…) pour rallier la capitale danoise, nous avons atterri dans un camping pas trop éloigné du centre ville (DCU Absalon – Copenhagen Camp) qui, malgré sa taille impressionnante s’est révélé calme, confortable, incroyablement propre, parfaitement aménagé et, pour comble, pas très cher. Et c’est ainsi que, presque reposés (merci à la tourterelle qui a roucoulé dès cinq heure du matin au dessus de notre tente) nous nous sommes lancés dans la découverte de Copenhague en ce dimanche matin du mois de juin.

Quand nous avons réalisé que nous allions devoir découvrir la ville un dimanche (on perd un peu la notion des jours en vacances !), il faut avouer qu’on était très déçus en s’imaginant la trouver endormie et triste. Mais c’était sans compter sur le fait que nous étions bien loin de la France et de son repos dominical, et Copenhague s’est révélée bien vivante en ce dimanche du milieu du mois de juin. Finalement, nous avons même beaucoup apprécié de visiter la ville ce jour là grâce notamment au stationnement gratuit partout, toute la journée (ce qui est un bel avantage vu les prix exorbitants des parkings et parcmètres dans les pays nordiques), et à la présence assez réduite d’autres touristes curieux.

Avant de commencer notre journée, nous avions besoin de passer au bureau de change pour obtenir la monnaie locale (ils ont eu la bonne idée de refuser l’euro, ils en sont probablement très contents, mais c’est assez chiant quand on est touriste – heureusement qu’on a des pièces trouées pour compenser), et le seul bureau ouvert le dimanche était celui de la gare centrale. Nous avons donc posé la voiture près de la gare pour la journée, changé notre argent, et zou ! Bon zou… ça ne s’est pas vraiment passé comme ça. Parce que le quartier de la gare est un peu tout pourri (comme tous les quartiers autour des gares dans toutes les villes en fait), et au début, Copenhague, on a trouvé ça un peu moche. On a passé une heure à traverser des coins pas très fun (sauf la toute mignonne boutique d’ours en peluche sur-mesure à côté du parc Tivoli) avant d’arriver au bord de l’eau ou l’ambiance est complètement différente.

On a fait un petit passage éclair aux alentours du quartier Little Amsterdam qui, quand on vient directement d’Amsterdam, ne nous émeut pas plus que ça — surtout que les touristes qui avaient, comme nous, osé Copenhague un dimanche étaient tous là — et on a continué notre route tranquillement vers le marché de Papirøen. Avant d’y arriver, on a fait un détour par le port qui était très calme (exceptés les commentaires au micro des guides touristiques sur les bateaux remplis de touristes) et très agréable. On a fantasmé sur certains bateaux qui sont de vraies maisons sur l’eau au design nordique charmant et épuré, et on a fait une pause devant un sublime voilier anglais qui faisait une petite escale dans le coin.

Après avoir trouvé la motivation pour décoller nos fesses du joli ponton en bois (qui était probablement privé et réservé aux riverains de la résidence qui bordait l’eau, mais étant tout seuls, nous avons osé en profiter discrètement !) qui nous offrait une paisible vue sur les alentours, nous avons rallié notre petit marché. Le marché de Papirøen est en fait un grand hangar à street food qu’on atteint en traversant un petit pont qu’il faut emprunter avec prudence, piétons et cyclistes se partageant l’espace. Avant le pont, on est au bord de petits canaux entourés de bateaux de plaisance, dans un coin résidentiel charmant et propret. Après le pont, on arrive dans ce qui devait jadis être un port commercial ou industriel, plein de docks, un peu cracra, et pour tomber sur l’entrée du fameux marché on suit des petits panneaux peints à la main et plantés de travers. Les transats étalés devant les portes et les odeurs de grillades nous promettent un moment unique, et voilà qu’on a enfin notre premier coup de cœur pour cette ville.

Ce marché se révèle être une pure merveille, il sent bon, il est propre, les gens sont aimables, gentils, patients, et tout ce qu’on mange est délicieux ! Comme on avait commencé la journée assez tôt, on est arrivé un peu avant midi, et on a pu prendre le temps de faire un tour de toutes les échoppes sans se faire bousculer avant de faire notre choix. L’ambiance du lieu est unique en son genre et ne ressemble à rien de ce que j’avais pu visiter. On a pu boire une bière sans s’en faire, déguster des burgers, cheesecakes, légumes grillés et autres mets délicieux en tout genre, papoter avec un français venu faire des crêpes à Copenhague et se faire conseiller des bons plans pour le reste de la journée. Le seul petit bémol de cette pause déjeuner : son prix. Pour nous autres français, à Copenhague, la vie est chère, très chère, et les restos ne sont pas en reste… Il faut donc prévoir un bon budget pour se faire plaisir au marché de Papirøen, mais ça en vaut la peine !

Après avoir profité de cette petite pause gourmande, on a repris notre route, toujours à pieds, en direction du Kastellet, cette forme étoilée qui ne peut qu’intriguer quand on regarde un carte de la ville. Pour ce qui est de la partie historique, ce Kastellet date du milieu du XVIIe siècle et contribue depuis cette époque à la défense de la capitale danoise. La citadelle est encore active aujourd’hui et abrite des locaux militaires au service du ministère de la défense. Pour ce qui est de la partie touristique, le lieu est situé juste derrière l’attraction numéro un de la ville, j’ai nommé : la petite sirène de Copenhague.

Bien que notre conseiller crêpier nous nous ai fortement recommandé de ne pas aller voir cette célèbre statue, mon amoureux, têtu, a insisté pour la voir de ses propres yeux. Après avoir photographié le Manneken Pis à Bruxelles, il voulait également immortaliser cette sirène qui, fort heureusement, se trouvait sur notre chemin (faire un détour pour elle m’aurait vraiment agacé !). Voilà donc que, par 35° et un soleil de plomb nous sommes allés nous mêler aux hordes de touristes (les fameux qui sortent du car climatisé, prennent une photo, et repartent pour d’autres horizons sans même tourner la tête…) pour admirer cette petite sirène. Et petite, il faut avouer qu’elle l’est… Un peu trop peut-être… Enfin bon, je l’ai vue, ne me reste plus qu’à exhiber fièrement sa photo !

Le seul intérêt d’être passés par là, c’est que ça nous a permis de découvrir qui était cette sirène, pourquoi elle était là, et surtout, quelles tortures elle avait dû subir. Parce que oui, la sirène en a vu de toutes les couleurs… Volée, décapitée, peinte, démembrée, elle a tout vu, la pauvre. Au-delà de ça, on a surtout profité du Kastellet qui est ouvert au public, et entouré d’un parc dans lequel on peut se balader librement. Les bâtiments militaires sont parfaitement conservés et leur rouge pimpant se fond à merveille dans le vert du parc. Le moulin qui trône à quelques pas de la citadelle est également en parfait état et est de loin le plus beau que nous avons vu pendant nos vacances !

Après une belle balade dans le parc et quelques pauses et découverte de-ci de-là (les splendides serres gratuites du jardin botanique, les fameux smørrebrøds, etc.), nous avons filé vers le quartier de Christiania sur les conseils de notre crêpier. Ce quartier est assez particulier et, comme le petit marché du matin, plutôt unique en son genre, puisqu’il s’agit d’une « ville libre » dans la ville de Copenhague. Un millier de personnes vivrait ici en totale liberté et autonomie, ce que ça veut dire exactement, nous ne l’avons pas trop compris. Quoi qu’il en soit, comme nous n’avions pas de guide touristique de la ville et que nous avons voulu en savoir plus sur ce quartier, nous avons parcouru quelques blogs de voyageurs et… les avis sont partagés. Certains aiment, d’autres détestent au contraire l’ambiance du lieu. Nous y sommes donc allés mi méfiants, mi curieux.

Et nous avons été totalement séduit. Effectivement, le quartier peut faire un peu peur parce que plus on s’en approche, plus la population qu’on croise est étrange. Il faut dire que « ville libre » signifie entre autre la libre circulation de certaines substances totalement illégales dans le reste du pays. Quand on passe l’entrée du quartier, on a donc des stands qui proposent des joints pré-roulés, des herbes diverses et variées, etc. Comme nous sommes non fumeurs, on a passé notre chemin, et le côté spectaculaire a vite laissé place à un coin tout mignon, plein de fleurs et de petites maisons toute choupette, et surtout, de calme.

On a donc crapahuté dans le quartier, pique-niqué sur une pelouse ensoleillée, profité de l’odeur environnante pour nous rappeler Amsterdam et, rejoint le lieu du concert gratuit que nous avait indiqué notre crêpier. Ambiance tranquille et conviviale au programme, et population totalement hétéroclite aux alentours. Nous ne sommes pas restés toute la nuit, un peu crevés par notre réveil matinal et la route de la veille, mais on a eu le temps d’apprécier les lieux (le concert était en plein air), l’ambiance et la musique !

Outre Amsterdam que nous connaissions déjà et que nous avions beaucoup aimé dès notre première visite, Copenhague a été notre gros coup de cœur des vacances, et se place désormais dans notre top 3 capitales !

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