C'est quoi ici ?

La plupart des écrivains font leurs livres chiants pour faire croire qu'ils sont longs disait Frédéric Dard.
Mais alors les écrivains qui font des livres longs, ils les font pas chiants pour qu'on les trouve courts ? Et les livres courts qui ne sont pas chiants, ça s'explique comment...
Et la poulette dans tout ça, elle est bien cachée ?
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Petite réflexion sur l'art

Après mon article sur le tatouage, j’ai continué ma réflexion concernant mon projet de tatouage et mes lectures m’ont amenées à me poser une question à priori facile à résoudre : qu’est-ce que l’art ? Après avoir passé du temps à y réfléchir pour essayer de définir le concept, j’ai réalisé que la réponse était loin d’être évidente.

J’ai donc décidé de prendre mon cahier et d’écrire ce qui me passait par la tête pour réussir à donner ma propre définition. Ce qui va suivre est donc une vision personnelle qui ne prétend pas être philosophique ou réaliste, et encore moins la ou même une bonne réponse.

À première vue, je me suis dit que l’art était tout simplement une création dont le but est d’engendrer une émotion. Pour être qualifiée d’artistique, une œuvre ne se doit, à mon sens, pas forcément d’être porteuse d’une signification ou d’un message. En général, l’œuvre d’art est, volontairement ou non, représentative d’une époque ou d’une Histoire, et est toujours destinée à transmettre quelque chose, qu’il s’agisse d’une revendication, un hommage, une colère ou encore une culture. Les statues grecques d’Athéna sont donc autant de l’art que le Guernica de Picasso, et tandis que les premières qui trônaient aux portes des temples pour rendre hommage aux divinités permettent aujourd’hui aux historiens d’en savoir plus sur l’antiquité, la seconde dépeint un événement historique que l’artiste n’a jamais voulu oublier et restera toujours porteuse d’un engagement politique et patriotique.

Après réflexion, j’ai réalisé que malgré tout les sens qu’il peut porter, l’art est cependant inutile dans le sens ou il ne sert à rien (par opposition à un crayon qui sert à écrire ou une bouilloire qui sert à chauffer de l’eau). Il n’est là que pour susciter de l’émotion, soit le plaisir, le dégoût, le rire, etc, mais fondamentalement, il ne sert à rien. Ce qui ne lui enlève pourtant pas le rôle incroyablement complexe d’apporter l’élévation de la conscience et de l’intelligence en incitant son public à entrer dans une phase de réflexion consciente ou non. L’art n’est donc pas que beauté et merveille, ce qui ne fait que compliquer sa définition.

Finalement, j’ai décidé que l’art est peut-être quelque chose dont l’être humain peut se passer pour survivre, mais qui reste indispensable à la création d’une société intelligente et civilisée parce qu’il invite la société à s’observer et à s’analyser. L’artiste est porteur d’un regard sur le monde qu’il partage, imposant ainsi à son public d’adopter une vision souvent différente, parfois intelligente ou divertissante et toujours essentielle. Et même si l’artiste, qu’il soit musicien, peintre ou photographe n’a pas la prétention de critiquer ou juger ses contemporains ou la société dans laquelle il vit, son art sera toujours imprégné, rempli de cette société, offrant quoi qu’il en soit, une vision d’une période donnée par un point de vue unique.

L’art est finalement, à ce jour, la meilleure fenêtre nous permettant de comprendre notre passé, et ce, depuis la découverte des peintures rupestres sur les parois des grottes. Pourtant, et suite à une visite dans une petit musée bordelais (le musée de la Création Franche, qui n’est pas passionnant mais a le mérite de faire découvrir l’art en dehors des carcans imposés par les modes, les Écoles, et autres normes) une question s’impose à moi : l’art est-il devenu un produit commercial ?

Depuis de nombreux siècles déjà, l’artiste est soutenu financièrement par des mécènes, des clients qui commandent des œuvres pour suivre la mode ou étaler leur réussite sociale et économique, rien de bien différent de ce que nous connaissons aujourd’hui donc. Pourtant la question ne disparaît pas pour autant. Une peinture de commande de Rembrandt mérite t-elle autant le statut d’œuvre d’art qu’un tableau de passion qui a valu au peintre de se faire abandonner par toute la bonne société de l’époque, trop fermée pour apprécier sa modernité ?

L’art, pour être pur, doit-il être détaché de tout aspect commercial ou bien l’art commercial est-il aussi valable, créatif, artistique, que l’art « libre » qu’on imagine créé dans le fond d’un atelier au sol jonché de rebuts dans lesquels erre l’artiste en recherche d’une perfection unique et révolutionnaire ? Je me garderai bien de prendre le risque de répondre à cette question tant elle est complexe et profonde, et surtout, parce que les arguments que je suis capables d’avancer soutiennent aussi bien la première que la seconde proposition !

L’art, à mon avis, est finalement un acte de passion d’un créateur qui transmet émotion, imagination, renouveau et mémoire. Einstein lui-même disait que l’imagination est plus importante que le savoir, ce qui place ainsi l’art au dessus du progrès, de la science et de toute autre forme de création humaine qui ne soit pas artistique.

 

L’oeuvre d’art (honteusement recadrée) qui illustre cet article est le Triple Autoportrait de Norman Rockwell.

 

 

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